21 Apr
Posted by Eric Prigent as Actualité, Email de fidélisation, Juridique, Newsletter, Newsletter : process d'accueil
Le respect de la législation sur l’optin est souvent compliqué dans le cadre des transactions web/web comme le confirme une étude menée sur 40 des plus importants retailers us.
Mais on rentre du coté sombre de la force lorsque d’autres canaux de communication sont impliqués dans la collecte de la “sacro sainte adresse” email.
1. Le téléphone
Le nombre de fois ou votre opérateur téléphonique préféré, vous demande innocemment “votre email” à l’occasion d’un simple appel au centre relation client . A aucun moment, celui-ci ne précise que bien évidemment vous allez recevoir des emails commerciaux de sa part.
2. Les points de vente
Les programmes de fidélité sont de grands pourvoyeurs de base de données mais les clients sont de plus en plus réticents à laisser leurs adresses email.
En général, les vendeurs peuvent vous faire ces types de réponse (c’est du vécu
:
La gestion des recueils d’adresses email optin dans le respect de la législation en point de vente est un gros challenge pour les réseaux de distribution.
3. Le double optin, alors ?
Une opinion largement rependue veut que la valeur d’une base email tient à un seul critère : sa taille. Cette opinion est évidemment totalement erronée et extrêmement dangereuse pour les marques qui réalisent de l’enrichissement email sur des clients. Pour eux, le risque d’exaspération et de réactance des clients qui n’ont pas données leurs accords explicites pour recevoir des emails est très fort.
Étant donné la difficulté (engagement) et les mouvements très rapide des personnels (turnover) sur les call center et les points de ventes, les distributeurs doivent à mon sens prendre les devant par des procédures extrêmement claires. La meilleure solution me semble être d’appliquer le double optin pour les call center et les points de ventes.
J’ai récemment fait un achat chez Micromania et à cette occasion j’ai pris la carte de fidélité de l’enseigne. Afin de compléter mon inscription, j’ai du comme de coutume donner mon adresse email.

Quelques jours après cette transaction, j’ai reçu cet email :
Cher Micromane,
Vous avez demandé l’inscription de votre adresse email sur
votre compte Mégacarte Micromania au nom de Prigent Eric.Conformément à la loi sur l’économie numérique, nous vous
demandons par le présent message de confirmer que vous
acceptez que votre adresse email xxx@xxx.fr
soit associée à votre compte Mégacarte.
Il vous suffit pour cela de cliquer sur le lien ci-dessous:http://www.micromania.fr/email/mega.php?id=xxx
Si ce message vous est parvenu par erreur, ne cliquez pas sur le
lien ci-dessus et cette adresse email ne sera pas enregistrée
dans nos fichiers.Important: Micromania respecte depuis plus de 20 ans la
confidentialité de vos informations et s’engage à ne jamais
communiquer votre adresse email.Toute l’équipe de Micromania
http://www.micromania.fr
Pour vous désinscrire de notre liste d’information, cliquez ici:
http://www.micromania.fr/email/non.php?email=xxx
Cet exemple est la parfaite illustration d’une politique de double optin respectant la législation et surtout ses clients (merci Micromania
) .
2 Responses
Charles Boone
April 23rd, 2009 at 7:54 am
1Bon article Eric
C'est vrai que trop souvent le double opt-in n'est réservé QUE pour les sites web et dès lors que la collecte se fait par un autre biais, la confirmation passe à la trappe. C'est quasi systématique en B2B quand un commercial a un prospect au téléphone et en profite pour l'ajouter à la liste des bénéficiaires de sa newsletter.
Pour nos clients qui le désirent (c'est là qu'est le problème) nous avons déjà mis en place un double opt-in multicanal. Les adresses emails collectées hors web sont integrées à un segment qui a une règle d'envoi à J+0 d'un message de confirmation d'inscription spécifique à cette collecte hors média.
Le problème, car problème il y a, c'est que cette démarche qualitative (et éthique à mon sens) n'est pas obligatoire en B2B et donc beaucoup de clients la bypassent.
Après pour le B2C, c'est encore une autre paire de manches et les entreprises n'y viendront que lorsque les mesures de mise à l'écart lors des plaintes pour spam seront plus douloureuses
Eric - Inbox Blog
April 29th, 2009 at 12:53 pm
2Merci Charles. Effectivement, le problème en B to B est très présent et j'en ai eu l'expérience il y qques jours. J'ai assisté à une conférence sur l'email marketing et le lendemain je recois la newsletter du magazine parrainant cet évènement….
Cette procédure devrait être appliquée strictrement dès lors qu'on est pas sur le web ou les risques de fraudes sont 2 à 3 fois plus important.