Nassim Nicholas Taleb, ancien trader, n’est pas un homme comme les autres. Ce spécialiste des mathématiques financières est surnommé le “dissident de wall street” pour ces positions marquées contre les instruments supposés scientifiques de contrôle des risques des grande banques.
Son dernier livre “The Black Swan” déjà écoulé à plus de 700 000 copies fait de lui l’essaiste le plus lu de la planète.
Nassim Taleb tente de démontrer l’absurdité se cachant derrière les structures de contrôle des risques des grandes institutions financières.
J’ai relevé quelques passages intéressants dans une interview donnée à La Tribune. Les rapports annuels des banques nous expliquent comment elles font beaucoup d’argent tout en limitant l’exposition grâce au contrôle des risques. Sur ce point, Nassim Taleb est catégorique :
“C’est du baratin…Plus la finance est mathématisée, plus c’est du baratin. Moins c’est prestigieux, moins c’est du baratin. La comptabilité, c’est pas du baratin”
Selon lui, la gestion du risque est un mirage car s’appuyant sur des “projections d’événements qui doivent n’ avoir lieu que tous les 1000 ans.. alors que le finance moderne n’a pas quinze ans d’existence !”
Les “Black Swann” s’identifient par 3 éléments :
Durant la crise actuelle, les banques ont perdues 1.400 md$ c’est à dire une perte supérieure à ce qu’elles ont gagnées durant toute leur histoire !
On peut qualifier ce phénomène de syndrome des blouses blanches. Celui-ci se caractérise par l’utilisation d’experts – consultants – scientifiques afin de justifier des comportements peu rationnel et empirique ( subprimes/Kerviel/Junk bonds…).
Pour une banque attribuer des prêts à des familles ne pouvant rembourser c’est a priori pas une bonne idée. C’est la ou les blouses blanches rentrent en jeu. On package tout ça via des techniques de titrisation, on les refourgue à d’autres..et hop nos résultats montent avant… Le Coût : 1400 Md$.
Il faut espérer que cette crise sonne le glas d’une certaine forme de capitalisme financier se caractérisant par :
Un verbatim à méditer : “The guy in Silicon Valley looks wild, but he’s less risky than a banker.“
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